Sages
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Site Internet : www.aucoeurduvivant.com

Biographie[]

Après un cheminement spirituel initié dans sa plus tendre enfance, Isabelle Padovani a vu l’espace de la présence impersonnelle se dévoiler pour la première fois dans toute sa vastitude au cours de l’été 2009. Elle raconte en détail son parcours spirituel sur cette page.

De 2010 à 2012, cette présence impersonnelle s’est insinuée peu à peu dans tous les aspects de son être, jusqu’au moment où ce qui lui semblait jusque là être "dualité" et "unité" a fusionné en un goût unifié de tout ce qui est...

Depuis, elle goûte l'émerveillement de chaque instant, l'ouverture, l'aventure de la relation et la joie de partager une pédagogie de la libération de tout conditionnement, dans un enseignement se caractérisant par sa clarté, sa bienveillance et son humour.

Son expérience de thérapeute et de formatrice en Communication NonViolente® lui a permis de modéliser un processus de relation à soi et à l’apparent autre, la Communification®, qui attire l’attention autant sur notre nature véritable que sur les processus concrets permettant de transformer notre quotidien lorsque nous perdons de vue la réalité de qui nous sommes. Son intention : partager un enseignement permettant à chacun de pouvoir transformer sa vie quotidienne, donner à chaque être les moyens d’être un « veilleur de l’instant vivant », plutôt que d’attendre un hypothétique « éveil » que rien ne saurait provoquer, l’éveil n’étant pas un « état » pouvant être atteint, mais une aventure qui se vit d’instant en instant, activement…

Activités[]

Isabelle anime des Rencontres au coeur du Vivant en France et en Suisse et transmet sur Internet les fondamentaux de la CNV au sein du Club CNV ainsi que les fondamentaux de la Communification au sein du Club Communification.

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Livres[]

- 2020 : Au coeur du Vivant, 140 graines de conscience au service d'une vie éveillée, Editions Guy Trédaniel

- 2000 : La Voie des Anges, Editions de Mortagne

Vidéos[]

Sa chaîne YouTube propose plus de 430 vidéos autour de l'éveil, du cheminement spirituel : elle y partage des clefs concrètes pour leur intégration au quotidien.

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Textes[]

Blog Au coeur du Vivant

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Blog de la Communification

Extraits :

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Blog de l'Eveil

Extraits :

Articles[]

  • Se relier : aux autres, à soi, au coeur du vivant, paru en 2017 dans la revue de l'INREES

Lire l'article sur cette page

  • L'éveil au quotidien, paru dans la revue 3ème Millénaire.

3e millénaire : Après que la Conscience s’est rappelée à elle-même une première fois – lors de l’Éveil –, n’y a-t-il pas, selon votre vécu, une période de désapprentissage des habitudes mentales qui consistent à toujours chercher, capter, accaparer des images, des expériences, des sensations ? Quelle connaissance de soi peut permettre ce rappel de la Conscience ?

IP : Par souci de clarté, j’appelle «Éveil initial» le premier rappel de la Conscience à elle-même.

Cet Éveil initial est comme l’ouverture soudaine de l’œil de la Conscience, dévoilant au rêveur son identification habituelle aux objets sensoriels, émotionnels et mentaux, lui permettant de découvrir qu’il est en réalité l’espace-Conscience en lequel apparaissent et disparaissent lesdits objets.

Tant que l’œil reste ouvert, le rêveur est conscient de la réalité de ce qui est.

Lorsque l’œil se referme, la vision de sa nature véritable et de celle des objets qu’il perçoit se voile à nouveau et le jeu de l’identification reprend... avec, en toile de fond, la souvenance de qui il est vraiment, vaste espace ouvert en lequel tout apparaît, tout disparaît, au sein de l’Amour qui en est la substance même.

Commence alors pour lui le temps de l’actualisation de cet Éveil initial dans sa vie quotidienne, celui-ci n’étant que le commencement, le début d’une exploration attentive de chaque instant, en tant que conscience éveillée au cœur du conditionnement.

Bien des êtres ayant vécu cet Éveil initial sont complètement déroutés de se retrouver à nouveau, après avoir vécu la nudité de leur nature véritable, dans les habits de l’identification à l’image-Moi.

Certains remettent alors en question la réalité de leur expérience d’Éveil, ayant la croyance que cette expérience aurait dû faire disparaître à tout jamais l’image-Moi.

Or un éveil intégré n'est pas la disparition de l’image-Moi - ni la disparition de quoi que ce soit d’ailleurs - mais l'inclusion de tout ce qui est, au sein de la Conscience que nous sommes.

Comme le rappelait Yvan Amar : « La non dualité n’est pas la disparition de la dualité, mais la disparition du « non » à la dualité »

L’être vivant en conscience éveillée dans le rêve est invité à découvrir que s’il ne peut, dans l’instant premier, changer la nature de ce qui le traverse, il peut par contre, dans l’instant second, changer la nature de sa relation avec ce qui le traverse. Là se trouve la libération de la souffrance, qui est le « non » à ce qui est.

Le prérequis pour qu’il puisse changer sa relation à ce qui le traverse est de comprendre la totalité de sa nature : oui, il est cette Conscience ouverte, illimitée en laquelle toute chose apparaît et disparaît… ET il est également cette structure limitée s’identifiant aux sensations-émotions-pensées. Jésus nommait le premier aspect « le Père » et le second « le Fils » : ainsi, incarner l’Eveil initial, c’est réaliser, comme l’a dit Jésus, que « Le Père et moi ne faisons qu’Un ».

Percevant cela, il est alors compris que le but n’est pas que le Fils disparaisse, que l’Eveil n’est pas « devenir le Père », mais goûter notre divine humanité, instant après instant, en l’intersection sacrée entre l’impersonnalité de l’Un et le personnel de l’unique de chaque être.

C’est de cette communion intime de soi à Soi que peut naitre la relation aimante à toute chose.

Le quotidien devient alors un stimulant champ d’expérience que nous sommes invités à explorer en nouveaux-nés de l’instant, avec pour seule intention d’y découvrir chaque jour davantage comment vivre dans la relation à tout ce qui est (incluant soi-m’aime) l’Amour infini que nous sommes.

 Vivre ainsi requiert de développer des compétences sur les deux plans :

Favoriser l’expérience de la Conscience Impersonnelle :

  • « Faire retour » : dans la

conscience identifiée, notre attention est attirée par les objets qu’elle perçoit. Une pratique simple pour faire l’expérience de la Conscience impersonnelle est de retourner notre attention vers « ce qui perçoit ». Par exemple, s’il y a de la tristesse, je peux tourner mon attention vers « ce qui perçoit » cette tristesse et observer : « Juste là, en cet instant, quelle est la qualité, le goût, de ce qui perçoit ? ». Je peux à ce moment-là découvrir que quelque chose de très silencieux, très calme, très ouvert est là, un Espace très vaste, un grand OUI à tout ce qui apparaît et disparaît en lui. Tout apparaît dans cet Espace, et cet Espace est la substance même de tout ce qui est, y compris nous. Prendre le temps de goûter sensoriellement, cellulairement, cet espace-Conscience… puis investiguer : « Est-ce que Ce qui perçoit cette tristesse est triste ? »… je vous laisse le soin de découvrir la réponse… faire l’expérience directe de cette réponse est le commencement de l’établissement dans la sérénité.

  • Goûter la

Présence dans le corps : simplement prendre conscience de notre existence, en tant que ce corps… comme « remarquer » que nous sommes là, en tant que ce corps. Juste prendre une minute ou deux pour goûter ce qui nous fait connaître que nous avons un corps : « Comment je sais que j’ai un corps, en cet instant ? »… et respirer au cœur de cette Présence qui se manifeste en tant que ce corps… Vivre cette expérience, c’est accéder directement à la « Terre Promise », au « Royaume » dont parle la tradition judéo-chrétienne, à la « Terre Pure » qu’évoque le bouddhisme… c’est goûter la conscience océanique au cœur même de la vague. Soutenir une relation aimante avec l’Enfant-Moi :

  • Avoir une vision claire de sa nature identifiée : pour m’aider à cela, je l’ai nommée « l’Enfant-Moi ».

Cela nourrit mon regard bienveillant envers lui et me permet de me souvenir que, comme un enfant, il est aussi innocent qu’il est ignorant. Se souvenir de cela évite l’écueil d’entrer dans le jugement envers sa façon de fonctionner, voire même envers sa simple existence.

  • Accueillir son

innocence et le sortir de son ignorance : l’Enfant-Moi est traversé innocemment par les élans de la Vie (que l’on peut nommer besoins ou aspirations)… mais son conditionnement le conduit à ignorer les stratégies qui lui permettraient de pouvoir les vivre au mieux, ce qui le conduit à la souffrance. Souvent, lorsque le chercheur spirituel prend conscience que les stratégies de l’Enfant-Moi ne sont pas au service de l’épanouissement de la Vie, il se met à juger très durement l’Enfant-Moi, sans réaliser que lui, le « chercheur spirituel », en est également l’un des multiples aspects et qu'en le jugeant, il bloque un processus naturel d'évolution.

Le processus de la Communication Nonviolente modélisé par Marshall B. Rosenberg (un élève et collaborateur de Carl Rogers) est le moyen le plus précieux qu’il m’ait été donné de rencontrer pour apprendre à accueillir l’innocence de l’Enfant-Moi, en se mettant à l’écoute des besoins qu’il cherche à satisfaire par les stratégies qu’il choisit (plus ou moins consciemment), plutôt qu’en validant les pensées qui le jugent…

Ce faisant, nous devenons capables d’entendre le cœur de ce qui cherche à se dire, au-delà des mots et de toute forme de message – même agressif : telle est la force de l’écoute empathique. Nous apprenons que tous jugements, critiques et reproches sont l’expression de besoins non satisfaits, donc de la vie qui aspire à s’épanouir, même lorsque ces besoins sont formulés de manière parfois bien indirecte !

Une fois que l’Enfant-Moi se sent rejoint dans la beauté de ses intentions, il est alors possible de le sortir de son ignorance en partageant avec lui une vision du monde libérée du conditionnement et des stratégies plus favorables à l’épanouissement de la Vie.

Dans tous les cas, il est précieux de se souvenir que « Ventre affamé d’empathie n’a pas d’oreilles ! »… car tenter d’éduquer l’ignorance de l’Enfant-Moi sans s’être relié au préalable à ce qui l’anime, a les résultats que l’on connaît habituellement : résistances, conflits intérieurs, difficultés à faire des choix et à incarner ses valeurs, etc.

Pour conclure, j’aimerais partager ceci avec vous : si vivre l’Éveil initial n’est pas une expérience que l’on peut provoquer, il n’est en revanche pas nécessaire d’avoir vécu cet évènement pour que les pratiques qui en favorisent l’intégration soient utilisables au quotidien et nous permettent de nous libérer progressivement de la souffrance.

« Ce n’est pas le destin de tout individu d’être Éveillé,

mais c’est le destin de tout individu de se libérer de la souffrance »

(David Ciussi)

Puisse cet article y contribuer !

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