Sages
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Ce qui suit est une transcription partielle de cette vidéo : Titre original : Lundi soir, le 28.3.22

Mots clés : Méditation, Pensées, Soif, Libération, Bouddhisme Tibétain


Transcription[]

(4,14) Je vais poursuivre cette notion de soif, la soif c'est très intéressant, parce qu'on l'avait un peu expérimenté ensemble, c'est vraiment lié au moteur, dans le sens de l'impulsion, dans le sens de ce qui nous pousse, ce qui nous mène à vouloir agir, à vouloir faire. Dans l'enchaînement des douze facteurs interdépendants, des douze facteurs de la coproduction conditionnée et souvent voilà, tous ces termes, ça nous effraie un peu, donc on peut les laisser de côté. Le but c'est pas du tout de complexifier, c'est simplement se rendre compte qu'il y a un enchaînement et qu'il y a un enchaînement qui fait que de la soif vient envie de prendre, et que c'est juste extraordinairement basique et logique.

Et c'est ça qui est intéressant. Pourquoi ? Parce que ça met le doigt où l'accent sur ce qui en nous nous pousse à ... nous pousse à perpétuer le cycle des existences. Et encore une fois, cycle des existences, oui c'est du vocabulaire technique parce que quand on dit samsara, cycle des existences, oui mais ce sont simplement nos habitudes répétitives. Donc faut toujours se méfier avec ces termes, parce que ces termes sont intéressants et utiles dès lors qu'ils nous encouragent à pouvoir penser et formuler les choses, mais c'est pas une fin en soi non plus. Il faut pas non plus en faire une difficulté. On décrit des choses somme toute extraordinairement basiques, on décrit à travers ces termes, on décrit quelque chose qui pousse en nous, qui nous pousse à vouloir attraper. Et le fait de vouloir attraper constitue une dynamique, va dans le sens d'une dynamique répétitive, tout simplement.

Et c'est ça qui est très intéressant dans le processus méditatif. Pourquoi ? Parce que le processus méditatif, c'est pas du tout un arrêt sur image, c'est une observation, on pourrait dire sereine, limpide, du mouvement. Ça je pense, c'est vraiment important. J'aurais même tendance à penser qu’on ne dira jamais assez. Parce qu'on est très habité par l'idée de la méditation, comme un état qu'on crée, un état qu'on va créer, un état par exemple de stabilité, etc. Même si ça existe, ce qui est fondamentalement intéressant, c'est l'observation du mouvement, c'est l'observation de ce qui se produit dans l'esprit.

C'est pour ça que ces termes tels que la soif, la saisie, etc, c'est pour ça qu'ils sont intéressants. Ils sont intéressants parce qu’on peut les observer et ils sont intéressants parce que dès lors qu'on les observe, dès lors qu'on observe ça en nous, on observe quelque chose ... et je ne fais que dire encore et encore intéressant, parce qu'on observe quelque chose d’effectivement passionnant. On observe les mécanismes qui nous poussent à vivre comme on vit. Et là où la tradition bouddhiste à une façon assez particulière d'exprimer cette soif, c'est sous la forme de l'Atman, c'est-à-dire sous la forme du Je. C'est ce qu'on avait vu.

En clair ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce dont on a le plus soif, c'est l'existence, c'est l'existence d'un Je. Alors quand on dit ça, on peut de nouveau malheureusement penser que c'est juste une question philosophique. Non ! C'est pas du tout une question philosophique. Ça veut dire qu'au fond de nous, dès lors que l'on observe, nous avons toujours un récit. On existe toujours en rapport à un récit, on s'inscrit dans un récit, on s'inscrit pas dans une non-histoire, on s'inscrit dans une histoire, on est toujours une histoire. on est une histoire qu'on se raconte a nous-mêmes et on est une histoire qu'on raconte à l'autre. Et c'est très bien, quoi, je veux dire, c'est ni très bien, ni très mal, c'est comme ça ! Nous sommes d'abord et avant tout un récit.

Donc l'Atman, quand on dit l'Atman, le Je, c'est le récit. C'est pas une espèce de chose, je sais pas, un principe incompréhensible, non ! C'est le fait, et encore une fois il faut revenir dans une grande simplicité, c'est le fait que tout simplement, on se sent être, on se sent exister, on a une absolue certitude d'exister et y a rien à redire à ça, ya simplement à constater cela. C'est-à-dire une immense certitude quant au fait d'exister.

Donc cette soif, c'est la soif de faire que ce sentiment là existe toujours et plus que l'idée qu'il existe toujours, c'est soif de tout ce qui va permettre qu'il existe toujours, c'est-à-dire, soif de tous les événements, de toutes les perceptions qui vont entrer dans l'histoire du je, c'est-à-dire soif de tous les éléments qui vont perpétuer l'histoire du je. Ça c'est une chose extrêmement importante.

Imaginons, je vous donne un exemple extrêmement simple. On a tous des idées, des idées sur les choses, des points de vue etc, et à moins d'y prêter attention, ne sait pas à quel point on se définit grâce à nos pensées. Ça peut sembler évident mais finalement, si on n'y réfléchit pas bien, quoi, pas question de bien, pas bien, si on n'y réfléchit pas, alors idéalement bien, mais si on ne réfléchit pas du tout, si on n'est pas conscient, on n'est pas conscient qu'on se définit à travers tout simplement nos pensées. Nos pensées sont indifférenciées de nous ! Quand on pense, c'est nous qui pensons, c'est jamais quelqu'un d'autre qui pense, on pense nos pensées, nous sommes toujours en train de penser nos pensées.

Alors encore une fois, ça semblerait une évidence, parce qu'on pourrait dire, mais qui d'autre que moi peut penser ce que je pense, si ce n'est moi? ok, mais là où se rend peut-être un peu moins compte, déjà c'est pas si évident que ça, mais ensuite c'est pas non plus si évident de prendre conscience que ce sont ces pensées là et c'est de cela dont on a soif, qui vont donner raison, qui vont alimenter, qui vont perpétuer l'histoire, c'est-à-dire le récit qui est le notre.

Nous avons un récit, nous allons le perpétuer, nous avons soif de ça. Pourquoi ? Parce que nous avons soif d'une existence et on va vouloir cette existence et c'est là peut-être notre folie, on va vouloir que cette existence, elle soit définitive, solide, perpétuelle, etc, c'est-à-dire on va vouloir pas mal de choses qui vont lui assurer sa stabilité, à travers tous les événements d'existence.

Et puis encore une fois, rien de mal à tout ça, rien de mal dans le sens où le bouddhisme n'intervient pas pour dire que c'est une mauvaise chose, elle intervient surtout comme une aide pour nous permettre de comprendre comment nous fonctionnons. C'est tout l'intérêt de la pratique méditative aussi, c'est-à-dire de vivre en plus grande lucidité. Alors après, oui c'est vrai qu’on peut intervenir sur ses fonctionnements et faire que certaines choses changent. Tant mieux d'ailleurs ! On peut bouger les choses, parce que justement nous ne sommes pas fixes et rigides. Mais c'est juste bien comprendre que l'observation que l'on peut faire dans la pratique méditative, c'est l'observation de toute cette dynamique qui nous tire, on pourrait dire, en avant, c'est une image, mais qui va se saisir de plein d'éléments, d'où l'idée de la soif, de plein d'éléments qui vont entrer dans la composition de l'histoire.

C'est-à-dire, c'est une observation assez fine, tout ce que l'on va percevoir par exemple, on pourrait dire, c'est jamais neutre, c'est jamais neutre parce que c'est toujours quelque chose qui est sujet au plaisir ou au déplaisir ou alors que l'on note pas, mais c'est pas neutre dans le sens où ça n'aurait aucune importance sur nous, au contraire. Tout ce que l'on va percevoir a une réelle importance, pourquoi, parce que, que l'on ne prenne pas de plaisir en telle chose qui est perçue ou que l'on prenne du plaisir en telle chose qui est perçue, c'est la trame de toutes ces perceptions qui va construire cette idée du Je. Si on n'avait pas tous ces éléments, il n'y aurait pas d'histoire, il n'y aurait pas de Je.

Tout simplement parce que si on n'avait pas, là par exemple, de pensées qui sont issues d'un penseur, on n'aurait pas les illusions du penseur. Il nous faut les pensées pour pouvoir penser le penseur. j'espère que je suis pas en train de vous paumer, parce qu’en fait, ça peut sembler compliqué, mais c'est super simple. C'est-à-dire que s'il n'y a pas de penseur, s'il n'y a pas de penseur, il n'y a pas de pensées. C'est-à-dire, ces pensées sont extrêmement utiles au penseur.

Ok jusque-là on peut suivre, on a besoin de ces pensées pour être le penseur, c'est quasi simple. Simplement là où ça devient un peu comique, et c'est le bouddhisme qui souligne le côté comique de l'affaire, c'est qu’en fait, ces pensées sont pas vraiment le penseur et si elles sont pas vraiment le penseur, le penseur n'est pas vraiment qui il est, n'est pas vraiment ce qu'il croit qu'il est.

Il y a quelque chose de beaucoup plus fluide, de beaucoup plus mobile que l'on veut l'imaginer. C'est pour ça que le rapport aux pensées est très intéressant, parce que j'ai absolument besoin et ça c'est l'expérience qu'on doit faire, faut se rendre compte à quel point nous avons besoin de nos pensées pour exister. Si tout à coup on nous les retire, alors que nous avons des opinions sur plein de choses, tout simplement après on sait plus qui on est. Donc on a besoin de ces opinions, on a besoin de ces pensées pour continuer, pour continuer à être qui nous pensons être.

Et jusque-là, on pouvait dire que tout va quasi bien, simplement, bien, faut éviter tout ce qui viendrait se mettre dans le chemin, qui empêcherait ce processus, évidemment, ça c'est le rôle de notre aversion, c'est de perpétuer le Je ... notre aversion comme les attachements constituent ce Je, mais bref, ça va relativement bien, c'est très fragile finalement tout ça, c'est le côté relatif de la phrase, ça va bien, oui mais ! ça va bien, oui mais, tant que l'histoire continue, tant que l'histoire continue telle qu'on la pense, tant qu'on se réfère et on peut se référer à ce qui permet justement de créer une référence pour nous-mêmes etc, tant que sont là les éléments qui nous confortent, d'une certaine manière. Tant qu'on peut assurer un certain confort dans notre identité.

C'est pour ça que c'est terriblement douloureux d'être critiqué par autrui ou d'être méprisé, etc. C'est pas du tout agréable, c'est pas du tout agréable parce que dès que ... on fait tous cette expérience, et il y a une immense vulnérabilité. Donc de la vulnérabilité du je, il en découle plein de choses, il en découle des actes, etc, des actes qui perpétuent la vulnérabilité. Ça veut pas dire, de devenir super fort et ne plus ressentir, ça n'a rien à voir, ça serait une autre forme d'identification.

C'est simplement se rendre compte que toute forme, que toute cette vulnérabilité du Je que l'on veut protéger, eh bien entraîne des habitudes, c'est-à-dire la perpétuation de l'illusion, c'est-à-dire, c'est un peu comme une espèce de crainte que le film s'arrête. Il faut que le film continue de toutes les manières possibles.

C'est pour ça que des grands maîtres comme Chögyam Trungpa ont dit des choses très intéressantes, en parlant justement de toucher à cette vulnérabilité. Toucher la vulnérabilité, ça peut vouloir dire plein de choses, mais surtout ça dît une chose, ça dit le côté transitoire du je. Ça dit, Pema Chödrön en parle beaucoup aussi, elle dit, c'est comme le sol qui glisse sous nos pieds, c'est-à-dire ce côté bancal, il ya un côté bancal à l’identité du je. Et c'est bien de toucher ça. Pourquoi bien, parce qu'en fait, on a moins peur. Quand on touche la vulnérabilité, on a moins peur. Quand on accepte cette vulnérabilité du je, c'est moins effrayant. Ce qui nous effraie énormément, c'est d'être en contact avec la vulnérabilité, donc on la refuse, donc on veut solidifier, tout le temps.

C'est pourquoi souvent dans le processus méditatif, on préfère beaucoup établir quelque chose de très solide, tel un état, je suis calme, je suis stable, y a plus rien qui bouge, ça ok, on a envie de ça, mais ça c'est super fragile, parce que la nature des phénomènes veut que tout ce qui est composé est impermanent, qu'on le veuille, qu'on le veuille ou pas, ça n'a rien à voir avec notre décision, tout ce qui est composé est impermanent.

Donc on n'a pas, c'est un peu comme dire, non le confort il viendra pas dans l’illusion de la stabilité. Le confort il va venir dans ... on pourrait dire, le confort comprend à ce que les choses soient mobiles, à ce que les choses soient mouvantes. Donc là, c'est très intéressant, parce que la boucle, c'est de se dire ok, ya cette soif, soif d'un Je et donc soif de solidité, ok, et donc la pratique méditative, c'est observer cette soif, c'est-à-dire comment on se sert de toutes nos perceptions pour revenir à, en fait, l’impossibilité de la stabilité. Mais pas l'instabilité dans le sens, je suis tellement instable que je peux rien faire, c'est pas ça, il n'y a pas de désir d'instabilité non plus, pas du tout, il y a juste revenir à l'expérience du mouvement. On pourrait dire, de manière constante, systématique, observer comment les choses émergent, comment les choses, les pensées, les sensations, comment tout cela émerge, se pose un instant, et disparaît. Et rester en contact avec ça et quand je dis en contact, c'est profond la notion du contact, c'est rester en contact avec le réel, c'est rester en contact avec la dynamique même de l'existence.

(19,42) Donc être en contact avec ça, c'est être en contact avec la vérité d'une certaine manière, c'est être beaucoup plus en contact avec la vérité que d'être en contact avec la réalité du personnage. Vouloir être constamment en contact, on est de toute façon en contact avec le personnage, mais sommes-nous en contact avec la mobilité du personnage ? Ça c'est un peu le but du jeu. On est dans notre histoire, tout le temps, ya pas de doute, on peut pas être autre chose finalement, mais est-ce qu'on est en contact avec le mouvement de ça ? Ça a des implications énormes, pourquoi, parce qu'après c'est ce qui nous permet d'avoir vraiment de l’amour et de la compassion. Parce qu'on se rend compte que ça, on le partage en commun, on partage en commun ce besoin de fixité, on partage en commun aussi ce côté hallucinant qui nous fait croire à l'existence du je. C'est pas si évident évidemment de pouvoir le capter, mais à un moment donné, même par la réflexion, ça devient possible de se dire, mais c'est fou ! Pourquoi, parce que les autres, ils se prennent autant pour qui ils sont que moi je me prends pour qui je suis. C'est-à-dire avec la même force.

Et donc, s'il y avait vraiment des éléments pour que moi je sois complètement réel, ça voudrait dire que, en moi, il y aurait des éléments qui fasse que je suis complètement réel, ça voudrait donc dire que les autres sont dans une illusion de leur réalité, mais ils sont autant persuadé que moi. Donc ils ont des corps différents, ils ont des sensations différentes, ils ont plein de choses différentes, pourtant ils construisent un personnage tout aussi réel que le mien.

Du coup ça me permet de me dire que finalement ma réalité est pas si différent que la leur. Ça a des implications majeures, on va pas parler de ça maintenant, parce que c'est nous faire aller trop loin, mais c'est très intéressant. Donc toucher la mobilité, être en contact avec la mobilité, je pense que c'est votre premier exercice.

Oui, être en contact avec le mouvement, oui ça fait peur, c'est vrai, parce que non, mais c'est sérieux, ça peut vraiment faire peur à des moments, parce que tout à coup, je me rappelle de peurs panique que j'ai pu ressentir à propos des pensées, tout à coup je me suis dit, c'est terrible si je me mets à oublier la manière dont je pense, mes catégories, etc, j'ai pu ressentir des choses comme ça, bien sûr, c'est pas si simple d'être en rapport avec le mouvement. Mais ça peut être très intéressant.

Ça fait drôlement peur de lâcher le récit ! Absolument ! Ça fait drôlement peur de lâcher le récit, c'est clair, ça fait drôlement peur ! Cette magnifique instruction de ... qui lui dit : vas dans les charniers, vas là où ça fait peur et c'est là où tu trouveras le bouddha en toi-même. (...)

Mais pourquoi ? Parce que c'est aller dans le lieu de l'insécurité justement, de cette vulnérabilité. Alors ça fait peur et en même temps, toucher un peu ça, on peut aussi faire l'expérience d'une certaine sécurité, dans des choses très simples. Par exemple, le jour ou on nous critique et puis on arrête de se défendre. Ça peut arriver tout à coup, on sent qu'on a la capacité à cet instant,on sait pas trop pourquoi, mais on l'a, de pas trop se défendre, ouais c'est vrai, j'ai peut-être dit un truc complètement faux. Et on arrive à ... parce que peut-être qu'on a effectivement dit un truc complètement débile, à côté de la plaque, faux, bon bref quoi, peut-être inadéquat, et puis qu'on n'a pas besoin de défendre ça. Tout a coup, il peut y avoir quelque chose de très détendant, du coup. Parce qu'on n'a pas besoin de fournir d'effort. Il n'y a pas d'effort a fournit, il y a beaucoup d'efforts à fournir pour garder notre intégrité.

Alors attention, c'est important aussi, la faut toujours être très fin et subtil, parce que c'est pas non plus qu’on n'ait pas du tout d'intégrité, si, notre intégrité, elle est importante et on peut pas non plus venir sans cesse la questionner, mais intérieurement on peut faire un travail intéressant. C'est pour ça que là on est dans un processus méditatif sécurisé. On peut dire que pendant une heure et demie, on peut se permettre le temps, on peut se donner ce temps pour penser un peu tout ça, et pour même expérimenter la fluidité de l'histoire. Après de toute façon au sort la pratique méditative, on revient dans la solidité de notre histoire, et puis ok, petit à petit les choses peuvent bouger.

On peut pas désintégrer le Je comme ça, c'est pas possible. Toute façon, on doit être gentil, et fondamentalement, c'est pas juste une posture, je suis gentil, non, c'est profond, c'est-à-dire que le Je a peur, donc faut l'aimer d'une manière radicale. C'est vraiment vraiment pouvoir se tourner à l'intérieur de soi, et puis dire, je comprends cette peur, et je vais vraiment te rassurer. Mais te rassurer petit à petit, en te montrant que t'as pas vraiment de raison d'avoir peur de ça. C'est un chemin doux et qui peut être puissant, doux veut pas dire pas puissant, souvent doux, c'est comme si c’était rien, non non, ça peut très fort, très puissant, mais c'est très respectueux.

Le but, c'est de se libérer de la souffrance, là on peut jamais le perdre de vue. Le Bouddha, il est vraiment intervenu pour ça, pas pour autre chose. Voilà !

Donc faisons un peu l'expérience, d'abord de notre fluidité, donc tout simplement à travers l'observation très soigneuse, finalement, sans se laisser prendre par ce qui s'élève, mais juste voir que ça s’élève, voir que, ok, et puis voir, laisser disparaître et puis c'est tout, sans chercher un état plus qu'un autre, juste en prenant confiance dans le côté transitoire, en prenant confiance dans cette impermanence naturelle.

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