Sages
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Ce qui suit est une transcription partielle de la vidéo : Lundi soir, le 11.10.21

Mots clés : Karma, Kleshas


Transcription[]

(Min71,55) J'ai mentionné avant les deux K, Karma et Kleshas, donc Karma les conditionnements et les habitudes, Kleshas des attitudes mentales, c'est différent évidemment, mais c'est très proche l'un de l'autre, étant donné qu'il ne peut pas y avoir de Kleshas sans Karma, il peut pas y avoir de Karma sans Kleshas. Qu'est-ce que ça veut dire ?

C'est pas un point technique, c'est simplement qu'on ne peut pas avoir d'attitude mentale tels que les cinq poisons de l'esprit, tels qu'on en parle dans les textes classiques, c'est-à-dire de l'attachement, de l'aversion, de la haine, de l'ignorance, de l'orgueil et de la jalousie, on ne peut pas être troublé par ca, on peut pas être emporté par ça, s'il n'y a pas des actions qui nous conditionnent à percevoir les choses comme ça, c'est dire que s'il n'y a pas de Karma, il peut pas y avoir de Kleshas, c'est ça l'idée Si ya pas de conditionnement, il n'y a pas de pensées comme celle-ci qui peuvent s'élever.

C'est un point extrêmement important, c'est parce que nous avons les pensées que nous avons, que nous avons donc les habitudes que nous avons. Il y a une interaction dans les deux sens et c'est extrêmement important parce qu’on a une tendance, et c'est contre cette tendance que l'enseignement du Bouddha va, va à l'encontre d'une tendance, la tendance de croire, c'est vraiment une croyance, de croire en l'autonomie des choses. On pense à son individu comme autonome et on pense aussi que nous sommes à peu près automne et en fait on le pense vraiment, on pense de la même manière que nos pensées sont autonomes, que voilà elles surgissent …

Alors oui c'est vrai, elles surgissent de manière assez spontanée, mais en même temps, elles ne peuvent pas surgir sans ou hors du terrain de conditionnement qui est le nôtre. Pour le dire autrement, on ne pourrait pas avoir les pensées que nous avons, si nous n'étions pas ce que nous sommes. Donc ça veut dire qu'elles ne surgissent pas de nulle part, elles surgissent de cette manière du fait, de ce que nous sommes.

Donc cette pratique, du calme mental, là je l'oriente un peu sur l'idée de cette luminosité, cette sagesse qui vient éclairer et qui donc vient défaire cette part d'obscurité et bien en fait, cette pratique méditative, du fait qu'elle nous permet d'éclairer les habitudes mentales, eh bien elle change quelque chose à nos envies ou à nos habitudes mentales, elle nous permet déjà de comprendre qu'en fait les phénomènes mentaux, ben on a ceux qu'on a, on a ceux qu'on a par rapport aux conditionnements qui sont les nôtres.

À travers nos phénomènes mentaux, on comprend quelque chose petit à petit de nos conditionnements, mais on comprend non pas d'une manière analytique, mais parce qu'on fait l'expérience de nous-mêmes, on fait l'expérience de nous-mêmes d'une autre manière qu'en étant simplement en réactivité ou en réaction à ce que l'on perçoit.

La plupart du temps tout simplement, on réagit, c'est normal. Mais à travers la réaction qui est la nôtre, il y a toute notre individualité qui est en jeu, bien sur, on réagit d'une certaine manière qui nous est propre à laquelle on est habitué et à travers cette réaction, eh bien on a aussi la confirmation que nous sommes bien celui que l'on croit, évidemment.

On n'est pas hors du jeu du tout avec la pratique méditative, mais on permet tout à coup, on amène, on pourrait dire, un autre élément du conditionnement.

Proposition de méditation[]

Si vous avez le courage, observez les pensées qui surgissent, laissez passer celles qui traitent du quotidien, qui sont banales, normales ...
Essayez de choper celles qui dénotent ou surprennent. Comprenez que ce sont bien les vôtres. A quel conditionnement peuvent elles bien faire référence ? Qu'on elles a vous dire, pour surgir là maintenant ?

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