Sages
Advertisement

Ce qui suit est une transcription partielle de cette vidéo : Titre original : Mercredi matin le 14.4.21

Mots clés : Méditation, Liberté, Vajrayana, Bouddhisme Tibétain

Transcription[]

(4.30) Donc voilà, ce travail au fil des jours est un travail discret, un travail intime, un travail en l'esprit, ou en la conscience si l'on veut, l'esprit ordinaire, c'est avec lui qu'on travaille, il n'y a pas grand-chose finalement qui ne soit pas l'esprit où la conscience, étant donné que tout se donne à vivre tout le temps comme expérience de la conscience, tout ce que l'on ressent physiquement, tout ce que l'on pense, tout ce que j'éprouve.

C'est aussi des pistes d'exploration pour nous, étant donné que l'on va s'engager dans ce premier moment méditatif et on peut s'y engager justement dans cette écoute complète. L'écoute complète, c'est complètement en relation avec cette idée que toute expérience est expérience de la conscience et donc, on peut laisser surgir toutes ces expériences pour ce qu'elles sont. Et c'est de ça dont on va surtout parler aujourd'hui, c'est-à-dire faire en sorte de laisser les expériences s'élever pour ce qu'elles sont.

Alors ultimement, quand on réalise vraiment l'éveil, on perçoit d'une manière spontanée et immédiate la nature des phénomènes et la façon dont ils se déploient et donc on n'est plus du tout encombré par les idées, les représentations, les concepts, le jugement que l'on peut avoir à l'égard de tout ça. Mais encore une fois, c'est un changement de perspective, ça ne signifie pas que la manifestation des choses cesse, et qu'il n'y aura plus jamais de mal au genou, non ! Mais la manière dont cela est compris, dont cela est vécu, ça, ça va changer.

Donc pour nous déjà, c'est de s'ouvrir au monde à travers les perceptions. Mais les perceptions dans le sens, tout ce que l'on ressent du monde finalement, les pensées que l'on a, les sensations physiques que l'on a, tactiles, gustatives, tout cela est une expérience du monde. Et l'espace de la méditation est un espace ou on peut laisser cela surgir, en pleine conscience, sachant ce qui est pensé, ou ce dont on est conscient.

Donc c'est le développement de l'attention vigilante, c'est le développement de la présence à ce qui se produit. Dans beaucoup de textes, on parlera de cela comme étant complètement essentiel et c'est effectivement essentiel parce qu'ensuite, toutes les motivations que l'on développe, on pourra en prendre conscience du fait de cette présence que l'on a à l'égard de cela, et puis tout ce en quoi on s'engage, on saura comment nous sommes en train de nous y engager, et puis l'on saura aussi quelles sont les pensées qui sont en train de s'élever en nous-mêmes.

Donc l'idée c'est de s'ouvrir à l'état du monde tel qu'il est. C'est vraiment un exercice important, l'ouverture a un monde tel qu'il est, c'est un pas important, dans tout le travail du Dharma et de transformation que cela nous propose et permet intérieurement.

... Meditation ...

(28.46) L'idée d'être ouvert au monde, c'est d’être ouvert au monde tel qu'il se présente, c'est donc ouvert aussi au fait de ne pas être ouvert, c'est ouvert peut-être à l'envie de pas du tout être dans le monde, on le sait bien, on est traversé par des états qui ne sont pas tous très heureux évidemment, il y a des tas de moments ou on n'a pas envie d'être ouvert.

Mais du point de vue de la méditation, toutes ces images, même si elles disent des choses importantes dans nos conventions, en définitive on peut les prendre chaque fois pour une expérience et ne pas les qualifier. C'est entre autres l'exercice, j'allais dire l'aptitude, oui c'est une forme d'aptitude, en tout cas c'est une forme d'entraînement, ça c'est certain. C'est l'entraînement justement à être au contact des choses telles qu'elles sont.

Alors la formule semble évidente, et comme toujours, dans la pratique du Dharma, tout peut sembler extraordinairement évident et finalement toutes ces évidences ne le sont absolument pas. C'est-à-dire que quand on médite là-dessus par exemple, être ouvert au monde, être ouvert à ce qui se passe, et bien c'est pas du tout simple. Pourquoi ? Parce qu'il faut accepter les choses telles qu'elles sont. Donc l'expérience qu'on est peut-être en train de faire est une expérience qui ressemble absolument pas à l'idée que l'on se fait de la méditation par exemple. Moi ça peut m'arriver souvent, je me mets à méditer et je sens qu'il peut y avoir l'envie que ce soit autrement.

Alors l'idée c'est de repérer ça, c'est de repérer justement chaque fois, de repérer tout ce qui se passe, pour petit à petit, mieux comprendre comment justement nous sommes au monde, plutôt que de vouloir être au monde d'une certaine manière. Comment nous sommes au monde dans ce moment méditatif, qui nous donne l'occasion d'être au monde d'une manière consciente, d'une manière ouverte, même à la fermeture.

Pourquoi c'est important, pour plein de raisons. C'est-à-dire que dans le fond de l'affaire, c'est réaliser l'éveil. Alors réaliser l'éveil, immense objectif, d'accord mais ça veut dire surtout avoir parfaitement déraciné en nous-mêmes les racines de la souffrance et ne l'avoir fait pas seulement pour nous, mais pour autrui, c'est-à-dire penser, déjà penser, puissent tous les êtres s'affranchir, déraciner les racines de ces souffrances.

Donc ça, c'est à la fois un objectif lointain, mais c'est immédiat, c'est immédiat parce que l'on est sans arrêt en train de générer la souffrance et on plante les racines plutôt que les déraciner. Donc cette attitude d'ouverture au monde, elle sert à ça entre autres, à observer les processus qui font que l'on plante les racines plutôt qu'on les enlève.

Alors juste pour rendre ça un peu explicite, on peut évoquer ce que j'appellerai les pensées secondaires. Les pensées secondaires, c'est ce que l'on fait la plupart du temps, c'est d'avoir des pensées secondaires sur les choses. C'est très utile dans certains cas, c'est ce qui nous permet d'améliorer les choses, de les affiner, de les reprendre.

Quand j'entends pensée secondaire, c'est qu'une chose est, puis ensuite on se met à penser quelque chose de cela, par exemple on pense quelque chose, puis ensuite on va penser quelque chose de ce qu'on vient de penser. Ou on a une attitude et ensuite on a un jugement à l'égard cette attitude. C'est pour ça que j'appelle ça des pensées secondaires, c'est le fait de rajouter une couche pour le dire de manière plus familière, on rajoute une couche sur la première couche.

Donc on est tout le temps dans la première couche, dans les interactions qui sont les nôtres, les ressentis que sont les nôtres, je vais prendre des exemples est extrêmement simples. Imaginons, voilà on médite et puis vous êtes comme moi et vous vous dites, à un moment donné, ça ça ressemble absolument pas à la méditation.

J'en sais rien du tout de ce que c'est la méditation finalement, ça peut vous paraître bizarre, mais est-ce que j'en sais quelque chose ? C'est dans le domaine de l'idée que je me fais des choses ou est-ce que c'est dans le domaine de l'expérience ? Et c'est pas très important que je le sache. Ce qui est important, c'est que je sache ce qui est en train de se produire. Est-ce que je suis là en contact avec ce qui se passe ou est-ce qu'au contraire, le fait d'être en contact avec ce qui se passe m'amène à … quoi justement ? Quelle est la couche que je suis en train de développer par rapport à ça, c'est-à-dire mon attitude très subtilement, qu'il faut que j'apprenne à repérer, mais qui fait que je veux changer quelque chose. Je veux juste altérer, régler, juste améliorer, juste faire mieux. Alors évidemment, tout ça, c'est pas du tout anodin, c'est une tendance extrêmement profonde dans l'esprit, c'est une tendance qui va encourager plein d'autres tendances, qui elles peuvent clairement planter les racines de la souffrance.

Une des idées clés, c'est reconnaître les phénomènes tels qu'ils sont. Ça c'est une sorte de slogan transversal du Dharma qu'on trouvera toujours partout. Et si on prend au mot l'idée de reconnaître les choses telles qu'elles sont, ça veut dire qu'on accepte à un moment donné de cesser toute forme de manipulation. Pourquoi ? Pas du tout parce que ce qui se présente est forcément idéal, mais parce que le fait d'interagir n'est pas du tout le gage d'une amélioration.

C'est-à-dire qu'en fait, toute forme d'action à partir de ce qui est en train de se produire est toujours la même grammaire, c'est-à-dire une forme d'action réaction, une forme de j'aime j'aime pas, donc de Karma, donc d'habitudes, prises dans l'esprit, qui font que toutes ces réactions vont solidifier, énormément de choses alors que la réalité, elle est fluide et l'insaisissable.

Alors pour dire les choses clairement, si tout à coup on ressent l'impression, tiens ce n'est pas du tout la méditation, il peut y avoir cela qui s'élève, si je le laisse vraiment s'élever, alors je le laisse vraiment disparaître. Si tout à coup je développe une pensée secondaire à ça, je vais commencer à construire une idée idéale de ce que devrait être la méditation, et en développant un discours sur ce que devrait être la méditation, ce discours-là il traduit beaucoup de ce que je pense des choses, de mon besoin d'excellence, de ma difficulté justement à accepter les choses telles qu'elles sont, de la peur de ne pas être bien, ne pas être parfait, etc. Il y a plein de choses qui vont se jouer là-derrière, derrière le discours que je suis en train de tenir par rapport la méditation.

Donc faire l'expérience de la première couche, c'est-à-dire sans en rajouter une, donc sans rentrer dans le jeu des pensées secondaires, il y a quelque chose de salvateur dans cette expérience. Pourquoi, parce que c'est fluide, totalement.

La deuxième couche, c'est solide, on solidifie ce qui ne l'est pas, si vraiment on est dans l'expérience, c'est l'instantanéité, il ne peut absolument pas y avoir d'expérience autre que l'instantanéité, donc ça veut dire que vraiment l'instant d'après, c'est une autre expérience, donc c'est profondément et fondamentalement fluide.

Donc on se déplace presque toujours dans la deuxième couche, on se déplace toujours dans la représentation qu'on a des choses et non pas en contact avec les choses. Par exemple si on est en train de se dire, tiens ça ressemble pas à la méditation, ça veut donc dire que nous avons une idée de la méditation, cette idée de la méditation est une idée construite, c'est une idée rigide.

Alors on n'aime pas du tout l'idée d'être rigide, on préfère d'ailleurs ne pas être rigide, être souple et ouvert, mais est ce que notre esprit est souple et ouvert ? C'est pas du tout certain. On parle de l'ouverture dans le sens de cette fluidité, c'est-à-dire revenir dans la méditation à cette expérience telle qu'elle est, accepter de ne pas changer les choses, donc ne pas nourrir cette deuxième couche, avec tous les enjeux immenses liés à cette deuxième couche.

Dans la vie, on va revenir sur les choses, c'est nécessaire pour résoudre des problèmes, pour résoudre des conflits, on doit revenir aux choses, on doit tenter de les améliorer, mais dans la pratique méditative, on peut faire autre chose justement, c'est tout l'intérêt, c'est-à-dire qu'on est dans un espace protégé, on peut expérimenter le fait que les pensées peuvent surgir, les pensées peuvent s'établir, on ne sait même pas où, et elles peuvent disparaître.

Et cette expérience essentielle, voire minimaliste, parce qu'on parle de l'instantanéité, il n'y a rien de plus minimaliste, c'est ce qui se produit, et ce qui se produit s'est déjà produit, c'est déjà terminé, et il se reproduit quelque chose, etc. Donc cet exercice minimaliste nous amène à une forme de liberté, ça c'est un grand mot, mais la rigidité de la deuxième couche, c'est l'absence de liberté.

Quand on est que dans la deuxième couche, on n'est jamais dans la liberté, impossible ! Parce qu'on a extraordinairement, énormément de choses à défendre, sans arrêt d'ailleurs, même à l'égard de nous-mêmes, il faut qu'on défende une idée de la méditation pour pouvoir être satisfait de la méditation. Ça devient extrêmement intéressant quand on est attentif à ce qu'on cherche à défendre par rapport à cette deuxième couche.

Alors bon c'est comme ça, on ne peut pas changer du jour au lendemain, c'est pas possible. Par contre on peut voir ce qui est à l’œuvre. Et donc l'espace méditatif, c'est un espace où on peut observer ce catalogue, on n'en fait pas pour autant une analyse psychique, non y a pas besoin, on est simplement dans l'expérience, c'est un peu le laboratoire, on est notre propre sujet d'étude, on n'a pas besoin de prendre des notes, on laisse l'expérience se faire, d'instant en instant.

Ça veut dire laisser l'expérience surgir, quelle qu'elle soit, laisser l'expérience disparaître, quelle qu'elle soit et rester simplement avec l'expérience, rester pour y comprendre quelque chose, plutôt que de répondre avec la deuxième couche.

Alors c'est de nouveau faussement simple. Pourquoi ? Parce qu’on est la majeure partie du temps, dans la deuxième couche, donc il n'est pas du tout simple de ne pas être dans ce rajout, dans cette surenchère à l'expérience, extrêmement difficile, et en même temps, on a très vite compris que c'est ce que l'on fait. Mais l'idée, c'est de faire en sorte qu'intérieurement, nous ayons d'autres réflexes que ceux qui nous conduisent à développer cette deuxième couche, ou cette pensée secondaire, pour nous permettre d'avoir beaucoup plus d'immédiateté, dans le sens de laisser justement s'ouvrir a pouvoir découvrir ce qu'est cette immédiateté.

Donc l'idée là maintenant, pour faire que cet exercice soit pas simplement du laisser-aller, il faut évidemment développer une grande qualité de présence, s'entraîner à développer une grande qualité de présence, justement non jugeante, on pourrait dire une qualité de présence d'instant en instant. Nous sommes présents au même moment que se produit l'instantanéité de l'esprit, il n'y a pas de présence hors de cette instantanéité. Mais il nous faut cette qualité de présence pour repérer l'envie qui vient de dire les choses, de les manipuler, de les changer. Donc vraiment une observation très fine de ce qui se produit dedans, à la fois observer de manière fine et dessaisir complètement, attentif, ne rien retenir, et rester.

Maintenant par rapport à ces fameuses pensées secondaires, cette couche que l'on rajoute aux choses, j'ai mis cela en relation avec la souffrance qui est au coeur de toute la démarche bouddhiste, vouloir se libérer, nous-mêmes, autrui, des racines mêmes de la souffrance. Donc ça c'est quelque chose d'extrêmement intéressante à observer justement, dans la vie quotidienne, tous les jours au-delà du cadre de la pratique méditative. Pourquoi ? Parce que nous allons très très souvent rajouter quelque chose à tout ce que l'on est en train d'éprouver. On peut presque dire aussi que la période qu'on est en train de vivre, c'est une situation qui va encourager cette deuxième couche.

C'est vraiment quelque chose d'extrêmement important, parce qu'on peut franchement planter des racines de souffrance en nous, parce que cela va nourrir l'angoisse, la méfiance, etc.

Et c'est donc pour illustrer cette idée, on pourrait dire que c'est à peu près comme voir le ciel, on peut voir le ciel tous les jours, et c'est l'idée de s'arrêter à ce que l'on voit. Il fait gris, voilà, stop. La pensée secondaire, c'est de penser que c'est vraiment une très mauvaise chose qu'il fasse gris. Ou alors il fait beau, et puis la pensée secondaire, c'est de penser que c'est extraordinaire qu'il fasse beau. Alors on le fait naturellement c'est ok, mais ce qu'on finit par le plus se rendre compte, c'est que l'on prend ce deuxième discours, cette deuxième couche, pour la réalité. Et en fait, on va finir par entretenir un rapport à la réalité qui est un rapport extraordinairement jugeant, extraordinairement étroit, où tout doit rentrer dans le cadre de ce discours. Et si ça me rentre pas dans le cadre de ce discours, il y a une réelle souffrance.

Il est pour le coup intéressant et important d'observer cette tendance, l'observer d'autant plus dans le moment méditatif parce qu'il nous permet cela, mais de l'observer aussi à l’œuvre évidemment dans la vie quotidienne. Alors là il y a un pont très intéressant. Ce que l'on observe au moment méditatif qui est en fait un récit qui se construit à partir de ce qui est éprouvé, c'est quelque chose que l'on reporte tout le temps, que l'on fait tout le temps, et qui a des conséquences qui peuvent etre parfois vraiment douloureuses. On peut se sentir par exemple confiné au sens propre, on peut finir par se sentir confiné où se sentir agressés ou se sentir entouré d'une menace terrible, il y a de réelles peurs de nos jours qui s'expriment et qui sont ressenties.

Alors c'est pas pour dire qu'il n'y a pas de causes à ces peurs, c'est simplement que du point de vue du Dharma, du point de vue bouddhiste, il ne peut pas y avoir de réalités auxquelles on ne participe pas, ça n'existe pas, donc on ne peut pas se décharger entièrement sur l'extérieur en pensant qu'il est le seul responsable et coupable de ce que l'on ressent. C'est strictement impossible du point de vue du Dharma.

Donc du point de vue du Dharma, nous participons à ce que nous éprouvons et c'est tout l'intérêt, non pas pour que la réalité devienne lourde, mais pour que l'on puisse retrouver la liberté. N'oublions vraiment jamais que c'est une question de liberté, c'est-à-dire que si l'on observe la façon dont on construit son cocon, on peut aussi comprendre la manière dont on sort de son cocon, c'est ça l'enjeu. L'enjeu, c'est un enjeu de liberté. Faut jamais oublier que quand on parle d'ignorance dans le contexte du Dharma ou quand on parle de souffrance, on parle justement de l'opposé à la liberté.

La liberté, c'est un état libre de l'ignorance, et donc du coup de la souffrance. Donc on œuvre à ça, donc repérer ses discours sur les choses que l'on tient et qui vont finalement finir par nous encombrer complètement, psychiquement, et bien c'est extrêmement important. Donc le travail méditatif que l'on fait, c'est aussi un travail de désencombrement, où l'on apprend à observer justement ce qui s'élève et à le laisser pour ce que c'est. Il fait beau, point, il fait pas beau, point, ça suffit.

Donc c'est ça cet entraînement, et c'est pas toujours évident de fonctionner comme ça dans la vie de tous les jours, parce qu'on a besoin d'avoir un avis sur les choses, mais on peut être attentif aux mouvements intérieurs, donc oui la réalité, ça peut aussi aller en disant il fait beau, ça peut suffire, dans plein de situations.

Peut-être qu'il est effectivement possible dans la vie de tous les jours de lâcher le fil de l'histoire, de ne pas construire cette deuxième couche, de rester avec les choses. Est-il possible dans la vie de tous les jours, alors pas toujours bien sûr, c'est à nous de voir, est-il possible de rester avec ce qui est, est-il possible de juste regarder le ciel tel qu'il est, est-il possible de ressentir ce que l'on ressent simplement ? En fait la question, elle est vraiment pour nous, c'est à nous de la poser pour nous-mêmes. Est-il possible de s'ouvrir en fait à la simplicité des choses ? Est-il possible de s'ouvrir à la simplicité des choses, même les choses complexes, elles sont simples, elles se produisent simplement. Est-il possible d'observer ce qu'est la simplicité des choses aussi ? Est-il possible d'observer la simplicité de ce qui se produit et donc est-il possible d'en rester à ce que sont les choses ?

Donc voilà, ça peut nous inspirer, à expérimenter, à regarder, et toujours d'une manière tranquille, l'enjeu il est immense, parce que c'est aussi cela qui va nous libérer de l'ignorance et qui va nous amener à l'éveil. Donc l'enjeu est immense.


Proposition de méditation[]

Posez-vous un instant en méditation et calmez les pensées superflues pour obtenir un calme relatif. Puis observez vos pensées. Les pensées secondaires, ce sont comme les wagons qui suivent la locomotive. Combien de wagons accrochez-vous à la première pensée qui passe ? Ces wagons sont-ils nécessaires ? Apportent-ils un plus a ce que vous savez déjà ? Observez ce qu'ils ont à dire. C'est votre train (de pensées), ce sont vos wagons, vous êtes le chef de gare. Lorsque vous prenez conscience que le train vous emporte, revenez au calme de l'observation, encore et encore. Entraînez-vous à diminuer la longueur du train de marchandises. Ces marchandises, elles sont le plus souvent périmées, elles puent, elles créent des problèmes !

Autre entraînement possible : lorsque vous prenez conscience d’être embarqué dans le train, revenez, mais revenez en remontant les wagons un par un, en prenant conscience de chaque pensée secondaire, et de comment elles se sont enchaînées, jusqu’à remonter à l'origine, à la locomotive, à la première couche, pour en prendre conscience. Vous comprendrez ainsi ce qui est pour vous un déclencheur, qui vous fait réagir, en lien avec vos conditionnements. Bonne méditation !

Advertisement